On a tous entendu parler au moins une fois de Woodstock : réunir un demi-million de hippies dans un champ pendant trois jours pour écouter de la musique et fumer de l'herbe avait fait jaser les États-Unis en 1969.
Et pourtant, ce festival est devenu une référence culturelle. Mais malgré ce haut pourcentage d'amour et d'entre-aides, ce festival aurait pu tourner au cauchemar...


Image transparente C'était au troisième jour du festival : dimanche 17 Août 1969. La pluie avait déjà fait quelques petites apparitions plus tôt dans le weekend et les spectateurs pataugeaient déjà dans ce qui semblait être un mélange d'urine, de boue et de transpiration. Miam !

C'est alors qu'aux alentours de 15h, après le passage de Joe Cocker et de sa très célèbre reprise des Beatles, With A Little Help From My Friends, que l'orage le plus puissant du weekend s'abatit et dura près de deux heures.

Toute une série de problèmes s'en suivit et le plus inquiétant de tous fut souligné par John Morris, un des organisateurs du festival : des câbles à haute tension étaient enterrés très profondément sous la zone du public mais il était possible (à cause du monde et de la pluie de surcroit) que la boue s'en aille, qu'il y ait une érosion et que les câbles ne provoquent la plus grosse électrocution en masse de l'histoire du monde. De quoi stresser un peu les organisateurs...

John Morris déclara à propos du film du festival sorti un an après l'évènement :

Pendant l'orage, il y a une séquence où on me voit au plus près de la dépression nerveuse que je ne l'ai jamais été de ma vie. Je m'inquiétais vraiment au sujet des pylônes d'éclairage. Ils balançaient d'avant en arrière. Et il y avait de grand projecteurs au sommet, des gros. Alors ce que j'ai fait, c'est que j'ai pris le micro et que j'ai parlé aux gens. J'ai essayé de les tranquilliser et que tout reste aussi calme que possible.
À ce moment-là, quelqu'un est venu m'annoncer que ma femme s'était brisé la cheville en tombant, que mon chien était perdu et que Joan Baez (qui était enceinte à ce moment là et présente au festival) avait fait une fausse couche.
La seule chose vraie dans tout cela, c'était que ma femme s'était cassé la cheville, mais je ne le savait pas encore. J'étais sur scène avec un micro qui m'envoyait des décharges dans la main et j'essayais de dire aux gens de ne pas s'inquiéter (...)

Pour essayer d'éviter la catastrophe de l'électrocution, l'électricité fut coupée, interrompant ainsi les concerts durant un moment. Une heure sacrément pénible pour les nerfs.

Un autre petit clin d'œil au côté Peace & Love de l'évènement : après cet orage, des hélicoptères survolèrent la foule en jetant des habits secs et des fleurs. Sympa, les mecs !

(Véracité de l'anecdote : Note Rock Note Rock Note Rock Note Rock Note Rock | Source : Retour à Woodstock de Pete Fornatale)