Cette semaine, nous vous proposons de nous attarder un peu sur LE riff qui est sans doute le plus célèbre de l'histoire du rock'n'roll.
Vous connaissez (enfin on l'espère pour vous...) le fameux riff de (I Can't Get No) Satisfaction des Rolling Stones. Mais savez vous comment est née cette phrase musicale mythique ?


(I Can't Get No) Satisfaction des Rolling Stones Image transparente Réglons notre machine à remonter l'histoire du Rock sur l'année 1965, plus particulièrement sur le mois de mai dans un hôtel de Londres. La légende veut que soit un hôtel de Californie, mais Keith Richards est formel, c'était bien à Londres, peut être à l'hôtel Hilton.

On pourrait se dire qu'un riff avec une telle précision chirurgicale est né de différents essais en studio, après d'âpres discussions. En fait il n'en n'est rien et votre site préféré vous explique pourquoi...



A l'époque Keith dépense son argent dans les guitares et le matériel audio et préfère se loger dans les hôtels. A cette période il écoute beaucoup un morceau de Martha & The Vandellas : Dancing In The Streets. Il s'agit d'un morceau qui sera d'ailleurs repris bien plus tard par Mick Jagger et David Bowie.
Écoutez bien les chœurs de la fin et ils vous feront déjà peut être penser à ce riff légendaire...

Keith s'endort donc avec ce morceau dans la tête, sa guitare à côté de lui avec son petit magnéto à bandes...Il raconte :

Je me suis réveillé en pleine nuit, avec un riff dans la tête, j'ai pensé : il faut que j'enregistre ce truc. J'ai enregistré un couplet et apparemment je me suis rendormi parce que quand j'ai je me suis réveillé le matin, la bande s'était déroulée. Quand je l'ai passée il y avait trente secondes de Satisfaction vraiment très brut puis un clang de guitare et 45 minutes de ronflements

Keith pense alors que cela fera un bon morceau pour le prochain album que les Stones doivent enregistrer aux USA. Jagger lui, est convaincu de tenir un tube mais quand Richards pense à un morceau teinté de rythm'n'blues avec les cuivres qui jouent le riff, Jagger veut un morceau rock, binaire, mécanique avec de la guitare. En studio Keith n'est pas satisfait du son de la guitare jusqu'au moment où on lui apporte une nouvelle pédale dite "Fuzz" qui est en réalité une distorsion sale et tranchante. L'histoire était en route.


Le "bon" morceau auquel pensait Keith sortira à l'été 1965, sera certifié disque d'or aux USA et se classera N°1 dans la plupart des pays. Un peu plus tard, cela deviendra la 2eme meilleure chanson rock de tous les temps, juste derrière Like A Rolling Stone (ça ne s'invente pas !) de Bob Dylan.


Enfin, pour vous donner une idée de ce qu'aurait souhaité Keith, écoutez la version d'Otis Redding quelques années plus tard :


P.S. : Si vous aussi vous souffrez d'insomnies, vous savez ce qu'il vous reste à faire... Méfiez vous toutefois, car les riffs de Smoke On the Water et de Highway to Hell sont déjà pris !


(Véracité de l'anecdote : Note Rock Note Rock Note Rock Note Rock Note Rock | Source : Rolling Stones, Une Biographie" de François Bon (Ed. Fayard))