Tout le monde a déjà "headbangé" au rythme de la mythique chanson Antisocial de Trust, j'en suis sur ! Un must du Hard Rock engagé français... Cependant, les anti-sociaux de du groupe Trust ont du faire appel à des personnes plutôt bien intégrées dans la société pour enregistrer cette chanson...


Le groupe Trust Image transparente Nous sommes 1980, et le groupe mené par Bernie Bonvoisin allait bientôt bousculer les codes du Rock en France, alors représenté par des groupes beaucoup plus "gentils" tels que Téléphone ou Variations.
En juin 1980, Trust va offrir à la France son premier hymne Hard nommé Antisocial : un riff puissant et hyper efficace, des paroles acerbes envers la société et un look de hardos un peu loubards... Trust représente une jeunesse désabusée, née après 1968, et qui depuis le choc pétrolier de 1973 n'a plus confiance en son avenir.
Antisocial est la parfaite illustration de cet individualisme, cette perte de foi et cette période sombre que s'apprête à affronter la jeunesse française.

Cependant, les groupes de Rock ne sont jamais à une incohérence près et Trust n'échappe pas à la règle. On pourrait aisément imaginer que le groupe fut à cet époque totalement anti-système, anarchiste et rejetant toute autorité. Pourtant, c'est bien chez le label Sony que le groupe signera un contrat.

Antisocial sera donc enregistrée en février 1980 à Londres, dans les studios de Sony Music. Il est déjà 21h lorsque que la musique et le chant principal sont enregistrés. Il ne reste plus qu'à enregistrer les choeurs qui vont clore la chanson. Vue l'heure tardive, il ne reste plus personne dans les locaux de Sony. Plus personne ou presque !
Il ne reste en fait que les grands patrons de Sony, tels qu'Alain Lévy et Jean-Jacques Gozlan. Ces hommes d'affaires n'étant - eux non plus - pas à une contradiction près (ou voulant s'encanailler un peu) acceptent d'être mis à contribution : ce sont donc ces cadres dirigeants de Sony qui scandent les fameux "AN-TI-SO-CIAL, AN-TI-SO-CIAL, AN-TI-SO-CIAL" à la fin de la chanson. Un comble !

(Véracité de l'anecdote : Note Rock Note Rock Note Rock Note Rock Note Rock | Source : Le Figaro)