Aujourd’hui, je me fais messager d’un fidèle lecteur qui nous a soumis une anecdote concernant le tout jeune (à l’époque) Jimmy Page. Un Jimmy Page évidemment connu pour son travail avec Led Zeppelin et les Yardbirds, mais que vous pourrez entendre - si vous tendez bien l’oreille - sur des morceaux moins… Evidents !


Jimmy Page Image transparente Replaçons nous dans le contexte. Jimmy Page, vers le milieu des années soixante, et donc bien avant de rejoindre les Yarbirds et de former Led Zeppelin, était un musicien de studio très demandé (tu m’étonnes !). Ainsi, certaines rumeurs affirment qu’on peut entendre Jimmy Page jouer de la guitare sur 50 à 90% (!!!) des chansons produits en Angleterre entre 1963 et 1966.

Les musiciens de pop française ont semblent-ils toujours eu un petit complexe d’infériorité (justifié ou non) face à leurs homologues d’outre-manche. Ainsi, il n’était pas rare dans les années 60 (mais cela n’a pas vraiment change aujourd’hui !) que des chanteurs francophones aillent à Londres enregistrer leur album. Pour des raisons contractuelles, les musiciens de sessions devaient obligatoirement être des locaux (pas question d’arriver avec toute son équipe, juste pour squatter le studio et exploiter le matériel).

La poupée qui fait non, Michel Polnareff Image transparente
Et c’est la que l’histoire devient un peu plus étonnante. Car personne ne sera choqué de retrouver Page en tant que musicien de studio sur des enregistrements de Pop anglaise. Par contre, il est beaucoup plus amusant de l’imaginer jouer pour… Michel Polnareff par exemple. Eh oui, le « riff » le plus simple du monde, que tout guitariste débutant s’est essayé à jouer au moins une fois, a été enregistre par l’un des meilleurs guitaristes de tous les temps : il s’agit bien de Jimmy Page que l’on entend sur La Poupée qui fait non, sortie en 1967. Pas mal non ?

Je n'attends plus personne, Françoise Hardy Image transparente

On retrouve également Page sur des enregistrements de Françoise Hardy. Françoise (oui, on est intime, avec Françoise) a enregistré plusieurs morceaux à Londres en 1964 avec le producteur Charles Blackwell. Pas de surprise, le prometteur poulain de ce producteur n’était autre que Jimmy. Et c’est ainsi qu’on retrouve sa touche sur les chansons Je n'attends plus personne et Je veux qu'il revienne, assez loin, avouons le, du son du Zeppelin


Page a aussi joué pour d'autres artistes français comme Eddy Mitchell sur What'd I Say en 1965 et Johnny Hallyday en 1967.

On peut très certainement entendre Jimmy Page sur des dizaines (pour ne pas dire plus) d’autres chansons produites à cette époque. Mais lorsqu’il est interrogé au sujet des chansons sur lesquelles il a joué, Page déclare qu’il lui est difficile de s'en souvenir en raison de la masse de travail lors des enregistrements à l’époque. De plus, les archives des sessions de ces années ne détaillaient pas toujours avec exactitude toutes les interventions de tous les musiciens présents et, quand bien même c'était le cas, certaines maisons de disques ont disparu depuis, avec leurs archives.

Voila, cette anecdote ne vous aura peut être pas fait aimer la Pop française des années 60, mais la prochaine fois que vous tomberez sur un de ces titres sur Nostalgie ou Cherry FM, vous l’écouterez peut-être d’une oreille différente !

Un grand merci a Romain pour nous avoir soumis cette idée d’anecdote. N’hésitez pas a suivre son exemple, et a nous envoyer vos idées en cliquant ici !

(Véracité de l'anecdote : Note Rock Note Rock Note Rock Note Rock Note Rock | Source : Romain et Wikipedia)