Cela n'aura échappé à personne : l'une des marques de fabrique de The Who sur scène dans les années 60 et 70 était la destruction quasi systématique de leur matériel (guitare, ampli et batterie) à la fin de leurs concerts. Si cela sent le réchauffé 50 ans plus tard, notons que cette pratique était plutôt rare à l'époque. Mais savez-vous comment tout cela à commencé ?


Pete Townshend, destructeur de guitare Image transparente En septembre 1964, The Who (qui temporairement se font d’ailleurs appeler The High Numbers) sont loin d’être des rockstars : ils n’ont à cette époque enregistré qu’un seul 45 tour qui ne réussira pas à séduire le public. Ceci étant, le groupe donne tout de même régulièrement des concerts, notamment au Railway Hotel, un établissement très bas de plafond (notez le dans un coin de votre esprit, c’est important pour la suite !).

C’est à cette même époque que les Who sont approchés par deux cinéastes - Kit Lambert et Chris Stamp – qui font la tournée des bars afin de trouver un groupe de jeunes musiciens à intégrer dans leur prochain projet, un film narrant l’histoire d’un groupe qui n’arrive pas à percer (cruel, mais réaliste).
Kit et Chris commencent d’ailleurs à filmer les High Numbers dès le premier soir de leur rencontre. Bien vite, ils s’imposeront comme les nouveaux managers du groupe, qui reprendra définitivement le nom de The Who.

Tres bien, mais cela ne nous dit pas comment Pete Townshend et Keith Moon en sont venu à détruire plusieurs centaines d’instruments tout au long de leur carrière… J'y viens, j'y viens !
Lors d’un concert au Railway Hotel, Pete Townshend, survolté comme toujours, joue comme à son habitude en faisant de larges mouvements de bras, quasi-incontrôlés. Lors de la fin d’un morceau, il lève violemment le manche de sa guitare vers le plafond. Un peu trop, en fait. La tête de l’instrument se fracasse instantanément. Townshend ne se démonte pas pour autant. Pour rester « crédible » face au public, il décide d’achever sa guitare, qu’il brise en mille morceaux. La réaction est immédiate : la foule est en délire devant ce pur moment de Rock.

Pete Townshend, destructeur de guitare Image transparente L’incident aurait pu (et du) s’arrêter là. Mais c’était sans compter sur les nouveaux managers du groupe qui voient là une façon tres originale de démarquer leurs jeunes poulains des autres groupes de Rock londoniens. Ainsi, Pete Townshend se verra sera largement incité à réitérer l’expérience à la fin de chaque concert.
Très vite, Keith Moon, loin d’être le dernier pour se faire remarquer, marchera dans les traces de son collègue guitariste, allant même jusqu'à faire exploser sa batterie à coup de TNT lors d’une émission télévisée.
A contrario, le bassiste John Entwistle prendra le contrepied de cette folie destructrice et de ce trop plein d’énergie en adoptant un jeu de scène tres sobre, voire statique.

(Véracité de l'anecdote : Note Rock Note Rock Note Rock Note Rock Note Rock | Source : Wikipedia)