Cette semaine, Rock Anecdotes remonte le temps de près d'un siècle, pour vous parler du bluesman Robert Johnson. Nous sommes dans les années 20, aux alentours du Mississipi...


L'une des 3 seules photos connues de Robert Johnson Image transparente Le jeune Robert qui n'est alors qu'un enfant de 10 ans s'intéresse à l'harmonica et à la guitare pendant que sa mère et son beau père travaillent dans les champs de coton.
En 1931 Robert croise la route du bluesman Son House, et lui fait une démonstration de son talent... Son House lui conseille d'arrêter la guitare pour se concentrer uniquement sur l'harmonica. Vexé, Robert décide de repartir dans sa ville natale, en espérant retrouver la trace de son père biologique. Il travaillera la guitare pendant deux ans et jouera dans les bars tous les samedis soirs.

Il recroisera ensuite Son House, qui sera étonné par ses prodigieux progrès à la guitare. C'est à ce moment que la légende naîtra : Robert Johnson raconte qu'un soir, dans la ville de Clarksadle, il se perdit à un carrefour ("crossroads" en anglais, ce qui donnera le nom de sa fameuse chanson maintes fois reprise). Il s'endormit près d'un arbre et fût réveillé par une apparition. Selon lui, il s'agissait du diable, qui prit sa guitare et joua quelques notes.
Les rites vaudous étaient très présents dans la communauté noire à l'époque, et tout le monde conclut que Robert Johnson avait vendu son âme au diable, en échange de pouvoir jouer le Blues comme personne...

D'autres légende émaneront plus tard, notamment sur les enregistrements, qui auraient été accélérés pour modifier le timbre de voix de Johnson.

Pour la petite histoire, Robert Johnson est aussi connu pour être le premier musicien a avoir rejoint le tristement célèbre club des 27 (le doute plane cependant toujours sur son âge exact lors de sa mort, étant donné que sa date de naissance n'est pas officiellement connue). Le doute règne également sur la cause de sa mort... Empoisonnement ? Syphilis ? Alcool ? Vengeance d'un mari jaloux ? Un mélange de tout à la fois ? A la ligne "cause du décès", on pouvait lire sur son certificat "Pas de médecin". Quelques années après sa mort, un ouragan est venu ravager le lieu de son décès... Certainement une oeuvre maléfique d'un quelconque démon !

Le mystère plane donc sur Robert Johnson et c'est tant mieux!


Notons qu'en 2003 il sera élu 5ème meilleur guitariste de tous les temps (belle revanche pour quelqu'un qui devait se concentrer sur l'harmonica), et que ses standards comme Sweet Home Chicago, Crossroads, Love In Vain (et bien d'autres) seront repris par quelques uns de ses plus grands fans, à savoir Eric Clapton, les Rolling Stones, Led Zeppelin et même les Red Hot Chili Peppers !

(Véracité de l'anecdote : Note Rock Note Rock Note Rock Note Rock Note Rock | Sources : www.RobertJonson.fr, tant qu'à faire !)