Mais non, j'vous ai pas oubliés! (Ahaha) Enfin, la partie 2 ! Je vous assure, j'ai cru que je n'arriverais jamais à l'écrire celle là, j'en ai fait des cauchemars.
Si la première partie de cette anecdote portait sur les drôles de collaborations entre le monde de l'opéra et le monde du Rock, celle ci se concentrera sur ce qu'on appelle communément les "Opera-rock".


Ceci n'est pas de l'opera rock

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, je retourne me limer les ongles. *Horty out*
Par opéra-rock, generalement on désigne soit un album dont les chansons suivent la trame d'une histoire, soit un album avec une adaptation scénique ou cinematographique. Les deux ne sont pas incompatibles, voire même souvent mêlés.
Je vais vous présenter quelques-uns des exemples les plus célèbres d'albums adaptés au cinéma ou sur scène, bien entendu la liste n'est pas exhaustive!

Tommy – 1969 – The Who

The Who, Tommy Image transparente La légende raconte qu'il fut le premier album a avoir été considéré comme un Opéra-Rock. 
L'histoire est celle d'un petit garçon, Edgar Tommy, qui suite à un traumatisme se retrouve incapable d'entendre, de voir ou de parler. Un genre d'Hellen Keller 2.0. Il vit toutes sortes d'aventures, comptant plusieurs expériences médiacles/mystiques/tordues ayant pour but de lui faire récupérer ses sens.

L'album et le film (sorti en 1975 et réalisé par Ken Russell), ont la même progression. Parmi les acteurs du film, on retrouve Roger Daltrey, le chanteur du groupe, dans le rôle de Tommy, mais aussi Keith Moon dans le rôle de l'oncle de Tommy, Elton John en champion de flipper et même Eric Clapton en prêcheur !
Ok, ok, j'arrête de pomper la fiche Wikipedia.

Je ne vais pas vous le cacher, il s'agit d'Acid Rock : fait par des gens sous acide, pour des gens sous acide. C'est... spécial, mais comme on me l'a fait judicieusement remarquer : ça reste sacrément écoutable par rapport à ce que Pink Floyd a pu pondre dans ses périodes les plus underground.
C'est néanmoins indéniablement un de ces chef-d'oeuvre de la culture Rock.


The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars – 1972 – David Bowie

David Bowie, The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars Image transparente Avec ses cheveux oranges flash et son maquillage pétant plus fluo que fluo, Ziggy Stardust est une figure que nous connaissons bien. Extraterrestre, énigmatique, androgyne, il est l'articulation autour de tout un album. On ne peux pas vraiment donner de synopsis à ce disque, mais toutes les chansons suivent une trame en quelques sortes.
Ziggy, notre « Starman » est un personnage à part entière dans lequel David se fondait pendant de nombreux concerts. Un personnage qu'il finit par tuer, donnant ainsi une vie mêlée à la sienne à Ziggy, tout en les séparant en fin de compte. Tordu.
Cet album donna naissance à un film éponyme, lequel est un documentaire et le live d'un concert, joué à l'Hammersmith Odeon à Londres le 3 Juillet 1973. D. A. Pennebaker est à l'origine de ce film, mais concrètement tout ce qu'a fait ce type, c'est un documentaire et un live, les mettre bout à bout et appeler ça un opéra rock. Ouais.




Dans une branche cousine des opéra-rock, on trouve aussi les comédies musicales rock telles que...

Hair – 1967 – James Rado et Gerome Ragni

Hair Image transparente Résumer cette histoire en trois mots ? Vietnam, drogues et sexe.
Là on a bien une histoire, et le film est même regardable (et appréciable du début à la fin!). C'est tout d'abord une comédie musicale jouée à Broadway pendant 4 ans sans interruptions (qui connu donc, vous l'avez deviné, un petit succès...)
Mais ce n'est pas tout ! En 1979 le concept se fait adapter au cinéma (et je vous conseille d'y jeter un œil si ce n'est déjà fait, dire que j'ai du me charger de le montrer à notre très cher rédacteur en chef qui se prétends si cultivé... Rahlala..) (Note de Tibawbaw : je n'ai jamais prétendu une telle chose !). Le film est un peu plus « tout public » que la version Broadway, et on lâche tous une petite larme à la fin. J'arrête de vous spoiler !


The Rocky Horror Show – 1973 – Richard O'Brien

The Rocky Horror Show Image transparente Je ne vais pas tenter de résumer cette histoire en trois mots. Ça serait stupide d'essayer, de toute façon ça n'a presque aucun sens ! A retenir néanmoins, cette comédie musicale a elle aussi été adaptée au cinéma sous le nom du Rocky Horror Picture Show.

Ça fait partie des classiques à regarder un jour où vous êtes bien ouverts d'esprit parce que c'est une vraie bifle au cerveau que vous allez recevoir. Bon visionnage !


Voilà, c'est tout pour moi ! Je vous ai prouvé que j'étais encore en vie, et j'ai même quelques idées pour revenir vous faire chier d'ici (on l'espère) moins d'un an !
En attendant, mangez du chocolat et apprenez à jouer de l'harmonica, c'est parfaitement vital.


(Véracité de l'anecdote : Note Rock Note Rock Note Rock Note Rock Note Rock | Source : L'intérieur du cerveau d'Horty)