Led Zeppelin est à l'origine de presque autant d'anecdotes et de légendes qu'il y a de fausses promesses dans les programmes politiques (bam, prends ça dans les dents le système, Rock Anecdotes devient engagé !). Nous allons donc nous attarder sur un des nombreux exploits de ce groupe légendaire, durant une de leurs innombrables tournées, celle-ci se passant en... France évidemment.


Led Zeppelin en 1973

En France, et plus précisément au pays des chapeaux ronds, du biniou et des alcooliques indépendantistes (je ne suis pas qu'un peu fier de venir de cette région du coup) dans la ville de Nantes. SI !!! Nantes est en Bretagne - même si officiellement non - il y a le château des ducs de Bretagne, si ce n'est pas une preuve nécessaire et suffisante... Mais passons.

Le Zeppelin était en effet stationné à Nantes pour un concert en mars 1973. Le groupe, friand de tourisme et de découvertes culturelles, s'est alors dit que ce serait le moment de découvrir "le histoire"," le culture"," le gastronomie"... de la France.

Pffff, vous y avez cru ? Bonzo (le batteur) n'appréciant pas les trois caravanes mises à la disposition du groupe pour se loger, les détruisit consciencieusement à grands coups de maillet. Lorsque le groupe s'installa ensuite dans un hôtel, ils lui firent subir le traditionnel saccage - dans les règles de l'art - aidés de leur roadies : démontage et interversions des portes, inondation de deux étages entiers à l'aide de la lance à incendie et bien entendu destruction du mobilier sous le regard terrifié du personnel et des clients de l'hôtel.
Notons que toute cette rage fut déclenchée car Robert Plant (le chanteur) ne trouva pas de lait pour son thé (faut pas déconner avec le thé quand même).

Pendant cette mise à sac Jimmy Page et Robert Plant filèrent en compagnie du français les accompagnant durant leur tournée (un certain Gautier) dans le seul restaurant ouvert tard dans la nuit. Bonzo et les roadies les rejoignirent peu après, passablement éméchés, râlant contre les deux autres sous prétexte qu'ils ne les avaient pas attendus.
Le dîner achevé, Gautier, Jimmy et Robert montèrent dans leur voiture de location avec Gautier au volant tandis que la quinzaine de roadies et Bonzo tentèrent de monter. Gautier commença donc à rouler vers l'hôtel avec une quinzaine de roadies dans et sur la voiture chantant à tue-tête parmi les paisibles rues nantaises à cette heure avancée de la nuit. Le trajet se compliqua un peu lorsque les roadies commencèrent à démonter la voiture et à jouer au petit-poucet en semant les pièces le long du trajet, le toit ouvrant, les 4 portes, la trousse à outils, la roue de secours, le cric et bien d'autres y passèrent.
Parce qu'il ne manquait plus que cela, une voiture de police les repéra et prit en chasse. Gautier étant le conducteur et le seul français (ainsi sûrement tenu responsable pour tous les dégâts) tenta de semer la voiture, mais toutes les forces de gendarmerie disponibles de la ville furent rameutées. Un barrage mit fin à la course poursuite en zigzagues et chacun tenta de s'échapper par les rues voisines à pieds. L'alcool n'aidant pas à courir vite et droit, ils furent tous rattrapés et jetés en cellule avec un Gautier terrifié, leur priant en chuchotant de ne pas dévoiler qu'il était français.
Cette bande d'anglais ronds comme des barriques ne se démonta pourtant pas et commença à hurler des chansons paillardes accompagnées d'hymnes de supporters de foot anglais. Il ne fallut pas cinq minutes aux policiers pour céder, ils ramenèrent tout le monde à l'hôtel et les enfermèrent dans leur chambre jusqu'au matin.

Résultat des courses : surement de nombreuses gueules de bois, une note plutôt salée pour un court séjour à l'hôtel et une voiture ramenée à l'agence de location sous forme de carcasse (ils ont pas du récupérer leur chèque de caution).

(Véracité de l'anecdote : Note Rock Note Rock Note Rock Note Rock Note Rock | Source : Led Zeppelin, la saga des années 70, de Stephen Davis)